2 août 2021

Favoriser le développement cognitif des enfants

Une fois que nous avons intégré ces quelques clés de compréhension du cerveau des enfants, il est maintenant essentiel d’adopter la bonne attitude, en tant qu’adulte, pour accompagner le développement cognitif de l’enfant. Les grandes fonctions du cerveau, comme la mémoire ou l’attention, dépendent fortement de l’environnement de l’enfant. En effet, comme nous l’avons vu précédemment, le cerveau de l’enfant évolue sans cesse (et ce même jusqu’à l’âge adulte). On peut donc toute la vie stimuler son cerveau et rien n’est figé. Cependant, il est important d’adopter les bons réflexes pour éviter de laisser des traces qui seront difficiles à faire disparaître avec l’âge. Nombreux sont les processus cognitifs : la perception, le langage, la pensée, etc.

Comme nous l’avons vu précédemment, les facteurs environnementaux influencent le développement cognitif de l’enfant. Vous trouverez ci-dessous quelques exemples importants pour ce développement harmonieux. Cependant, il n’existe pas qu’une seule et même “checklist” à suivre pour devenir le parent parfait du développement du cerveau de son enfant. Bien entendu, le plus important est d’écouter les besoins de son enfant et de ne jamais oublier que son enfant est unique !

Quelques idées pour accompagner le développement cognitif de son enfant

L’empathie, la bienveillance, l’amour, l’affection… : le rôle clé de l’adulte

Dès les premiers mois, le regard que porte le parent sur son enfant est essentiel. En effet, le bébé a besoin de sentir l’affection de ses parents, à travers des pratiques comme le peau-à-peau ou des gestes d’affection simples. Si le lien entre affection et cerveau peut paraître étonnant, il a bien été prouvé que l’enfant qui se sent en sécurité affective pourra plus facilement s’autoréguler et surtout limiter le stress qui impacte négativement le cerveau.  Cela en est de même avec le sentiment de joie : l’enfant sera bien plus apte à mémoriser ou à rester attentif lors d’une phase d’apprentissage, si l’ambiance et l’environnement sont chaleureux, bienveillants et surtout positifs pour l’enfant. Il en est de même pour l’empathie. Si l’enfant ou même le bébé sent que l’adulte est là pour répondre à ses besoins premiers, qu’il comprend et ne juge pas les émotions ressenties, le cerveau pré frontal mature bien plus rapidement. Grâce à cette figure d’attachement, l’enfant va se sentir en sécurité d’attachement et va donc avoir une meilleure confiance en lui. Cette confiance en soi permet d’expérimenter davantage, d’accepter les erreurs, de faire des expériences, de découvrir, de prendre des risques, de sortir de sa zone de confort, etc. Tous ces risques permettent de prendre au cerveau des chemins neuronaux différents et donc de favoriser son développement cognitif. Enfin, le fait d’encourager régulièrement son enfant développe l’hippocampe, la structure du cerveau responsable de la mémorisation. Maria Montessori l’avait si bien compris : ‘’L’amour, la bienveillance et l’encouragement sont les leviers de l’âme humaine.’’

Lever les étiquettes

Comme nous l’avons vu précédemment, le cerveau de l’enfant et de l’adulte évolue sans cesse. Fermer les enfants dans un cadre est donc un principe complètement erroné : de nombreux exemples d’enfants ayant évolué malgré des étiquettes de profils d’apprentissage ou d’intelligence prouvent cette erreur fondamentale que les adultes ont tendance à adopter. Nous vous invitons à découvrir l’ouvrage de Pascale Toscani “Comprendre le cerveau de son enfant” pour découvrir ces histoires d’enfants en qui l’adulte avait établi de fausses étiquettes.

Le corps et l’activité physique

La pratique sportive ainsi que les pratiques de relaxation (comme par exemple la méditation) un impact important sur la chimie du cerveau et réduisent l’anxiété, l’agressivité et la dépression grâce à l’effet de neurotransmetteurs comme la sérotonine, la neurodrénaline, la dopamine, etc. Il est important de faire comprendre dès le plus jeune âge aux enfants, le rôle essentiel d’une vie équilibrée et saine : marcher tous les jours, réaliser une activité sportive régulière, etc. Les bienfaits sont multiples et on le sait maintenant grâce aux neurosciences : le cerveau a besoin d’activités physiques !

Le sommeil

Un des neuromythes importants sur le sommeil est le fait que l’on continue à apprendre en dormant (malheureusement, cette affirmation est complètement fausse !) La bonne nouvelle est que lorsque nous dormons nous venons renforcer le souvenir de ce que nous avons mémorisé. Les enfants ont donc besoin de suffisamment de sommeil, que ce soit à travers les nuits ou les siestes, pour permettre une meilleure consolidation des connaissances. Non seulement cela permet une meilleure digestion des informations de la journée précédente, mais cela prépare aussi l’enfant à une meilleure qualité d’apprentissage pour la journée du lendemain.

L’alimentation

La nourriture n’offre pas uniquement des nutriments pour la croissance physique, mais permet de stimuler le développement du cerveau de l’enfant. Ainsi, il sera conseillé d’intégrer évidemment une alimentation saine (limitée en “mauvais gras”) mais riche en oméga 3, en vitamine D, en glucose et en protéine. Le sucre naturel est bien entendu à privilégier.

Les écrans

Les écrans ne sont pas nécessairement à bannir s’ils sont utilisés avec modération et pour des activités éducatives stimulantes pour l’enfant. Celui-ci doit apprendre à s’autoréguler pour limiter un temps “inutile” devant les écrans.

L’ennui

Si cela peut paraître étonnant, l’ennui est un moment fondamental pour l’enfant car le cerveau y est très actif.

La posture de l’adulte est essentielle dans le développement cognitif de l’enfant. Cependant, il est important de rappeler que rien n’est déterminé par avance et que les différents apprentissages de l’enfant sont influencés principalement par l’amour, la confiance et la bienveillance que vous lui portez !