9 mars 2022

Maria Montessori, le parcours d’une femme hors du commun

Docteur, psychiatre, anthropologue, militante et féministe, Maria Montessori a vécu une vie plus que pleine. Précurseur dans l’observation et la compréhension de l’enfant, elle fait partie des premiers pédagogues à concevoir une science de l’éducation. Sa vie a été rythmée par ses combats et par l’élaboration de sa pédagogie. Une pédagogie qui vit encore, 70 ans après la mort de Maria Montessori.

Casser les codes

Maria Montessori naît près d’Ancône en Italie, à l’été 1870. Fille unique, elle arrive avec ses parents à Rome à l’âge de 5 ans. Son goût pour les sciences la pousse à entreprendre des études de médecine. Des études pour lesquelles elle devra se battre, la faculté de Rome étant à l’époque réservée aux hommes. À 26 ans, elle devient une des premières femmes médecins en Italie et continuera à se former tout au long de sa vie, en suivant des licences en philosophie, psychologie et biologie.

Jeune femme engagée, elle participe activement à la campagne menée en faveur des droits politiques et sociaux des femmes. En 1896, elle représente même son pays au Congrès international pour les droits de la femme à Berlin.

L’enfant est l’avenir de l’Homme

Maria Montessori

La rencontre avec le monde de l’enfance

Maria Montessori

C’est également à cette période qu’elle va faire sa première rencontre avec le monde de l’enfance. Assistante dans la clinique psychiatrique de l’université de Rome, elle constate avec effarement le traitement des enfants déficients mentalement mélangés avec les adultes et n’exerçant aucune activité. Fascinée alors par les œuvres des médecins français Itard et Séguin, elle en vient à la conclusion qu’on peut apporter une aide plus grande à ces enfants par l’éducation plutôt que par des soins médicaux purs. Son abnégation lui permet d’obtenir du directeur de l’hôpital la création d’un service séparé qui est considéré comme l’un des premiers services pédopsychiatriques d’Italie.

En 1898, elle devient la directrice d’une école d’État d’orthophrénie. Après des années d’observation et de recherches sur le comportement, elle met en place les prémisses d’une « méthode pédagogique ». Les enfants de cette école, alors classés parmi les « fous », se développent de façon inattendue. Certains réussissent des examens aux côtés d’enfants sans problème. Ces résultats conduisent Maria Montessori à chercher ce qui pouvait entraver le développement des enfants sains et heureux des écoles ordinaires.

C’est presque 10 ans plus tard, en 1907 que Maria Montessori ouvre la première « Casa dei Bambini » où elle prend en charge des enfants de 3 à 6 ans d’un quartier pauvre de Rome. Elle crée alors un véritable laboratoire de recherche pédagogique. Dans ces maisons pour enfants, elle va de surprises en découvertes et de découvertes en élaboration de la « pédagogie Montessori ».

Une pédagogie qui repose sur plusieurs principes fondateurs : le libre choix de l’activité, l’autodiscipline, le respect du rythme de chacun et l’apprentissage par l’expérience. « L’enfant n’est pas un vase que l’on remplit, mais une source que l’on laisse jaillir » affirme Maria Montessori. L’objectif est de donner une éducation aux enfants pour qu’ils deviennent des adultes responsables, indépendants et capables de s’adapter par eux-mêmes.

Une vie de voyage

Maria Montessori aura vécu les deux guerres mondiales du XXe siècle, qui lui ont fait fuir l’Italie et le régime totalitaire. Elle va alors découvrir les États-Unis, l’Espagne, l’Angleterre, les Pays-Bas, l’Inde, etc. Partout où elle pose les pieds, elle continue à observer les enfants. Pour raconter ses découvertes, elle rédige de nombreux ouvrages. Certains davantage dans la pratique, d’autres dans l’analyse pédagogique. Elle multiplie les voyages pour donner des conférences sur ses méthodes d’enseignement et organise des stages de formation pédagogique. Elle est désormais une pédagogue de renommée internationale.

En 1937, elle proposera la fondation du Parti Social de l’Enfant, convaincue qu’une véritable réforme éducative doit être engagée. L’éducation est pour elle la seule façon de bâtir un monde nouveau et de construire la paix.

Quatre ans après la fin de la seconde guerre, en 1949, Léon Blum lui remet la légion d’honneur.

Maria Montessori meurt en 1952, à l’âge de 81 ans, aux Pays-Bas.


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